22 avril 2009
Trop de choses, trop vite...

Le temps passe et je n'écris plus beaucoup. Je ne vois pas le temps passé et je me laisse aller. Je n'abandonne pas que ce blog mais je m'abandonne un peu moi-même ces temps-ci. Aussi bizarre que cela puisse paraître, mon état d'esprit est fortement influencé par un bouquin que j'ai fini hier : La fenêtre panoramique de Richard Yates. Rarement un livre m'aura autant déprimé. J'ai été triste de la fin d'une histoire, mais là, c'était pire que tout. Pour être honnête, je crois que j'ai détesté ce livre. J'ai apprécié le portait de société qu'il faisait mais après... Je n'ai pas réussi à m'accroché aux personnages, ils m'agaçaient. Je l'ai fini pourtant parce que je voulais arriver au bout de ce calvert, j'avais le secret espoir qu'il allait enfin se passer quelque chose de bien... Il y a eu des passages intéressants, mais ils ne duraient pas, on retombait tout de suite dans la morosité. Le personnage d'April a particulièrement déteint sur moi. Elle m'énervait tellement... Et pourtant, je la laissais envahir mon esprit. Je la laissais un peu revivre en moi et elle teintait ma vie de noir. Heureusement, c'est fini et maintenant, je me dirige vers une autre de vraiment différent. Je savais que les livres avaient un impact sur moi, mais là...

Je suis débordée ces derniers temps. Suivre deux formations en même temps, ce n'est pas facile. Jusque là j'arrivais à gérer mais quand d'un seul coup tout s'accélère, on prend vite peur! La masse de travail s'accumule et évidemment, c'est à ce moment là que mon copain vient passer la semaine avec moi ! J'en suis ravie mais ça tombe mal, je sens arriver des nuits blanches en vue à bosser...

A part ça tout va bien, j'ai fini la saison 3 de Veronica Mars. Mon impression est vraiment mitigée et en fait, j'ai été très déçue. Il y avait beaucoup d'intrigues (au moins trois je crois) alors que je trouvais que ce qui faisait notamment le charme de la série, c'était ce fil conducteur tout en long de la saison : le meurtre le Lilly dans la première saison, l'enquète sur la chute du bus dans la seconde. Et puis l'histoire entre Veronica et Logan... Trop compliquée, je n'ai pas trop compris qu'il s'amourache de Parker et à la fin, on ne sait pas trop comment ça fini. De même pour les élections, quel gâchi... Enfin, je dis ça, mais je préfère largement son père en détective privé qu'en shérif. Et la mort de l'ancien shérif? C'était un plaisir de le détester celui-là... Et j'en passe, parce que je crois que je pourrais râler pendant des heures...
10 avril 2009
Aller au boulot
Cette semaine j'étais en stage. Dans une ville à une demi heure de chez moi. Ca m'a fait du bien de me ressourcer un peu à la maison, dans la famille, avec mon petit toutou pour me faire la fête à chaque fois que je rentre le soir.

Mais, étrangement, ce n'est pas ça qui m'a marqué le plus. Ce que j'ai aimé, c'est la sensation de liberté. Tous les matins je prenais la voiture. Je roulais, à mon allure, au rythme de la musique de la radio qui résonnait dans le véhicule. Je me sentais vivante, je me sentais tout simplement libre, face à moi-même, face à mon destin. J'arrivais au travail. Enfin, je dis ça, mais je n'étais qu'en stage pour une semaine et je ne faisais qu'observer et prendre des notes. Mais je me sentais quand même au travail. J'ai aimé me plonger dans cette ambiance. J'étais de loin la plus jeune, mais j'ai été accueillie à bras ouverts. Chacun a pris du temps pour moi, pour m'expliquer ce qu'il faisait, pour me poser des questions sur mon parcours, pour répondre à mes questions. Même le patron s'est intéressé à ce que je faisais et m'a ouvert son bureau. Je me suis sentie intégrée. Ils étaient plus sur de moi que ce que je le suis moi-même. Etant persuadée qu'un jour, je serais cadre A et que je reviendrais alors pour un nouveau stage, plus intensif. Ils avaient l'air même impressionné par mon parcours, par mon jeune âge. Ca m'a fait un peu bizarre, je me sentais plutôt nulle par rapport à eux. Ca m'a redonné confiance en moi.


Le cadre aussi était assez magique malgré le temps gris. J'allais tous les midi sur le vieux port de La Ciotat et ça ressemblait un peu à chez moi, en différent tout de même. J'ai envoyé des cartes postale à mon amoureux et à ma grand-mère. Je m'en suis aussi acheté pour moi-même car dans une boite à chaussures, j'en fait la collection. Et là, je suis tombée amoureuse par une collection et j'en ai acheté 9. Quand on aime, on ne compte pas, non?


J'ai aussi reçu la saison 3 de Veronica Mars, mais étant plongée dans les tous premiers épisodes de Girlmore girls, j'hésite à m'y mettre tout de suite.
31 mars 2009
L'entrée dans le monde des adultes
Depuis que j'ai commencé ma formation, j'estime que je suis entrée dans le monde adulte.
Au début, ce n'était pas flagrant:
- je suis la plus jeune de mes collègues
- je passe mon temps au téléphone avec mon amoureux, ma mère ou ma grand-mère
- je parle tout le temps de mon toutou que j'aime
- je suis crevée parce que je dois me lever tôt et que je me couche tard pour lire (ou écrire sur mon blog comme en ce moment même)
- je me fais à manger un jour sur deux parce que je suis trop flemmarde et que j'attends d'être vraiment obligée de me servir d'une casserole pour le faire.
=> Rien de très mature en somme.

Toutefois, il y a pas mal de chose qui montrent que je suis bel et bien rentré dans le monde des adultes:
- je traîne avec des personnes qui ont plus de trente ans pour la majorité et je m'entends très bien avec eux. On discute sans problème et j'apprend beaucoup d'eux.
- je commence à maîtriser le jargon professionel, maniant presque à la perfection le langage fait d'abréviations que seuls les gens du métier connaissent.
- j'essaie de faire des économies en faisant les courses mais je me rattrape en achetant plein de bouquins et dvds... pas bien ça !
- je fais le ménage toutes les semaines
- je sais me faire cuire un steak et des pâtes (un exploit pour moi ! )
- un collègue m'a dit que lorsqu'on parlait, il avait du mal à réaliser que j'avais 20 ans parce qu'il trouve que je suis très mature pour mon âge, que je sais ce que je veux dans la vie et que c'est rare chez les jeunes. J'ai trouvé que c'était un super compliment !

Alors adulte ou adolescente? Un peu des deux je crois... Mais sommes-nous vraiment obligé d'être des adultes à part entière un jour ou l'autre? Ne peut-on pas rester un peu dans les deux mondes?
26 mars 2009
Absence
Il ne faut pas croire que mes résolutions se sont envolées. J'ai envie de te tenir ce blog à jour même si j'ai eu un petit dératé depuis le mois dernier. Je suis en plein chamboulement et du coup, je n'ai pas trop de temps pour moi. Je découvre un peu Lyon même si ce que je connais le mieux est le trajet de chez moi à l'école et de chez moi au monoprix ! Il y fait plus froid que chez moi mais j'adore voir la Saône le matin. Je me sens un peu comme une héroine de roman, j'ai l'impression d'être une princesse en pleine nature même si en réalité je suis en plein centre-ville !

Mon école est sympa et surtout dans un très beau cadre ! Même ma fac à aix n'était pas aussi jolie. Les gens sont gentils mais je suis un peu en décalage par rapport à eux vu que je suis la plus jeune de la promo. Du coup, je reste avec des personnes qui ont déjà trente ans et en fait, ça ne me pose aucun soucis. Je dirais même que je suis plus à l'aise. La seule chose à laquelle je dois faire attention c'est cacher mes opinions politiques. Non pas que j'en ai honte bien au contraire mais parce que je suis entourée de personnes qui sont plus orientées socialistes que ump. Sans compter qu'en ce moment je me remets un peu en question sur ce sujet. Je ne vire pas socialiste, je ne suis pas du genre à changer de bord du jour au lendemain. C'est juste qu'avec la crise je me rend compte que je ne suis pas toujours d'accord avec ce que font le Président de la République et le Gouvernement. Je pense vraiment que mes idées restent à droite ou alors serais-je plus centriste? Je ne sais pas trop. Mes questions restent en suspend pour le moment et je n'ai pas trop le temps d'essayer d'y répondre.

Côté lecture, j'ai dévoré la saga de Stephenie Meyer. On dit que ce sont des livres pour adolescents mais je trouve plutôt que c'est tout public. Je me suis tellement retrouvée en Bella (quand elle est humaine bien sur). Surement comme la majorité des lectrices. Mais c'est tout de même rare que je me sois autant reconnue. Je pense que j'approfondirai le sujet un peu plus tard lorsque j'aurai le temps d'en faire une seconde lecture, de prendre un peu des notes...
J'ai aussi lu Le prochain truc sur ma liste de Jill Smolinski. C'est un livre que j'avais acheté comme ça sans conviction il y a un mois ou deux. Et ça m'a changé de Twilight mais franchement il est très agréable à lire. L'héroine est très attachante, on ressent sa douleur, ses joies, ses hésitations, ses frustrations mais aussi on découvre Marissa. On pourrait même dire qu'une amitié se crée entre les deux jeunes femmes au-delà de la mort. Si June réalise la liste de Marissa, elle se redécouvre elle-même et voit plus loin dans sa vie. Elle devient ambitieuse, accorde plus d'attention aux gens qui l'entoure. Elle se découvre des traits de caractère, des envies qu'elle n'avait jamais soupçonné. Ce livre est une bouffée d'air frais même si la fin m'a un peu surprise. J'aimais bien le couple June-Troy... Mais en cas de coup blues, il est vraiment parfait !!!
18 février 2009
Du nouveau ! Du nouveau ! Du nouveau !
Depuis quelques jours, tout se bouscule dans ma vie à une vitesse faramineuse. Je dois m'en aller début mars pour Lyon pour une durée de quelques mois afin d'y suivre une formation. Les peu de logements fournis par l'établissement qui nous forme ont été pris d'assault et du coup, je n'ai eu d'autre choix que de demander à de la famille qui vit près de Lyon de m'héberger. Ils ont accepté et c'était très gentil de leur part. Toutefois, je suis une fille très indépendante et je redoutais un peu cette promisuité avec des personnes que je n'aie que peu cotoyé tout au long de ma vie. J'avais en plus trois quart d'heure de transport rien que pour me rendre à mon établissement de formation. Il y a quelques jours, j'ai appelé le centre de logement (celui qui avait été pris d'assault dès le début) juste au cas où. Je suis tombé sur un monsieur très gentil qui m'a dit qu'il verrait ce qu'il pourrait faire et dès le lendemain, il m'a appelé pour me dire qu'une place venait juste de se libérer dans un studio. J'ai eu unvrai coup de chance, je ne serais plus qu'à 10 minutes de mon lieu d'étude et cela pour un prix assez raisonnable.

En plus de cette formation, je finis à distance ma licence en droit, dont j'attend toujours les résultats pour le premier semestre. Mais comme si cela ne suffisait pas, je faisais aussi un autre diplôme en plus de ma licence. Sauf que pour ce deuxième diplôme je ne pourrais pas me présenter aux épreuves au second semestre, justement à cause de ma formation à Lyon. Je viens d'apprendre mes résultats de premier semstre pour ce diplôme et je crois que je pourrais l'avoir sans passer la fin des épreuves : vive la compensation !!!
Même si j'ai beaucoup de boulot, je n'ai pas résisté à l'envie de commencer Fascination de Stephenie Meyer et je suis vraiment époustouflée par cet écrivain. Elle a un style très simple, tout coule de source et se lit très facilement. Et malgré cette simplicité, les sentiments décrits sont si profonds, si complexes... Je me découvre beaucoup plus de points communs avec Bella dans le livre que dans le film; tout y plus détaillé, plus clair. On comprend tellement mieux ce qu'il se passe dans l'esprit de cette jeune fille si sincère. Je ne l'ai pas encore fini mais ça ne saurait tardé.
Et parce que je veux que mon blog me ressemble, je l'ai redécoré en quelques sortes. Je lui ai redonné un petit coup de neuf et j'ai mis Twilight à l'honneur puisque je suis à juste titre fascinée par Stephenie Meyer. J'espère que ça vous conviendra !
15 février 2009
Mes petites manies
Taggée par Cerise (j'aurais bien un lien vers ton blog mais je ne suis pas assez douée pour savoir le faire lol), je vais donc vous exposer quelques unes de mes petites manies...
1/ Je ne veux jamais dormir quand je le peux et je veux toujours dormir quand je ne peux pas ! Bizarre je sais, mais je crois que c'est génétique malheureusement. Tout ça pour dire que je vais me collée devant le pc, la tv, un bouquin tous les soirs en attendant que la fatigue soit si forte qu'elle prenne le pas sur moi. Par contre, en période d'exam quand il faudrait que je relise le soir et bien à 22 heures j'ai envie de dormir...

2/ Je prends toujours les héroïnes de séries pour des modèles. Je ne sais pas si on peut considérer ça comme une manie. Mais je finis toujours par m'identifier aux personnages féminins que je préfère. Je ne peux m'empêcher de m'en inspirer ! A 20 ans, ça devient grave, non?

3/ Je suis toujours "trop". Je m'habille trop classe alors que tout le monde est en jean, je fais trop de cadeaux, je suis trop impulsive, j'achète trop de magazines, trop de dvd, trop de vêtements même si on n'en a jamais assez, je fais trop de papouilles à mon chien, je regarde trop la télé, je bois trop de café, je le lève trop tard, je me couche trop tard... Et ainsi de suite !!!

4/ J'en mets partout. Que ce soit des vêtements, des sacs à mains, des bouquins, des bijoux, des magazine, des boites de dvds.. Je m'étale dès que je le peux et je ne le fais même pas exprès. Ma salle à manger (et aussi celle de ma grand-mère), ma chambre, mon bureau... A croire que tout m'appartiens.
Je crois que je vais m'arrêter la pour cette fois. Je ne sais pas trop qui tagger qui ne le serait pas déjà. Donc je tagge celles ou ceux qui ont le bonheur ou le malheur de passer par mon blog et qui n'auraient pas encore été taggé !
11 février 2009
Les choses qui font plaisir ... ou pas !
Les choses qui font très plaisir :
- finir ses partiels et sentir un poids en moins sur sa conscience
- retrouver son chéri sans culpabiliser de ne pas réviser pendant ce temps
- recevoir tout plein de papiers officiels à remplir en vue de mon futur job
- devenir de plus en fan de la série Greek et commencer à se sentir plus proche de Casey que de Rory Gilmore...
- se faire draguer par le serveur qui me sert tous les matins mon café même s'il ne me plait pas plus que ça
- commander des coffrets dvd en s'imaginant déjà les regarder
- changer de coupe de cheveux et découvrir qu'avec une simple coupe de cheveux, on peut se sentir différente
- réaliser qu'on se sent forte pour l'avenir et vouloir arrêter de se laisser paralyser par une stupide timidité
- écouter en boucle le cd de twilight et m'imaginer dans une autre vie au fil des mélodies qui se succèdent

Les choses qui ne font pas plaisir :
- se rappeler qu'aujourd'hui, 11 février, nous sommes à la "date anniversaire" de la mort de mon papa, il y a 19 ans...
- ne toujours pas arriver à gérer mon chiot et se dire qu'il fera pipi à la maison toute sa vie...
- voir qu'alors qu'on se croyait en vacances, plein de travail nous arrive en pleine figure...
- apprendre une première note de mes partiels : en dessous de la moyenne et le moins bonne... Ce qui est d'autant plus dérangeant qu'en général, je fais partie des meilleures élèves...
- ne pas arriver à profiter du temps qui passe et culpabiliser de ne pas travailler (même si je n'ai pas du tout commencer en fait)
- se dire qu'on n'a plus envie du tout de travailler : plus envie de fac, juste envie de rentrer dans la vie active
- ne pas voir mon amoureux autant que je le voudrais

01 février 2009
Le débuts des choses qui fâchent...

A part ça avec mon chéri tout va bien. Avec mon chien, l'entente est parfaite sauf qu'il a encore du mal avec le concept : le chien ne fait pas ses besoins ni ses pipis à la maison... Mais il si chou, que je lui pardonne toujours au bout de deux minutes. Je n'ai qu'une hâte c'est de finir ces partiels, d'aller au cinéma tout de suite après pour oublier la catastrophe que vont être mes résultats et de manger une bonne pizza en me moquant du nombre de calories qu'elle contient (

18 janvier 2009
Une histoire de familiarité...

Hier soir, nous avons fêté l'anniversaire de mon amoureux au restaurant avec ses amis. Nous étions sept et la soirée s'annonçait bien. Je m'étais faite belle parce que lorsque je vais au restaurant et bien je me fais belle et qu'en plus c'était un anniversaire. Quand mon amoureux est venu me chercher, je n'ai eu droit à aucun compliment, alors que bon, c'était un peu pour lui, que j'avais passé autant de temps à me préparer... Mais bon, ce n'est rien, même si mon ego aurait préféré une petite remarque... Les invités, qui arrivaient tous ensemble, ont eu vingt minutes de retard, mais bon, à 20 ans, on n'est pas toujours très ponctuel, n'est-ce pas? Une fois au restau, j'ai hésité à me mettre en face de mon copain ou à côté. J'ai opté pour en face, en réalisant seulement une fois assise que pour les photos et bien, ce ne serait pas moi à côté de lui... Ce que je peux être cruche parfois quand même ! Pendant le repas, on a bien ri. J'aime bien ces amis, il sont drôles et très gentils. Mais, il y a toujours un Mais qui pointe le bout de son nez. Et j'avoue que je ne me sentais pas très à l'aise. Je ne sais pas pourquoi. J'ai l'impression de ne pas être comme tout le monde. Je ne suis pas du genre à faire l'idiote, à faire des grimace pour les photos ou même tout simplement à avoir la pose parfaite dès qu'un appareil se focalise sur moi. Je ne sors pas tout le temps des blagues et je n'ai le contact très facile avec les gens (même de mon âge) dans le sens où je ne vais pas être familière avec des gens que je ne connais qu'à peine. Je me sens donc un peu en décalage avec tout ce groupe qui se cotoie depuis des années et dont je suis un peu un élément rapporté. Je ne connais pas tous leurs délires et je me sens parfois un peu exclue de cette complicité entre mon copain et ses amis. La table qui était derrière nous était bien plus pleine que la nôtre : ils étaient environ une vingtaine. Du coup, on a un peu sympathisé avec eux, ils avaient l'air sympa et avaient notre âge. Quand je dis "on", c'est les autres, bien évidemment. Il y avait notamment une fille, une jolie blonde à l'air sympathique et drôle, qui parlait beaucoup avec nous, enfin avec mon copain et deux amis à lui. Evidemment, une pointe de jalousie est apparue. Il rigolait bien avec elle et forcément, je ne voyais pas ça d'un très bon oeil. Je suis peut être un peu excessive, mais bon, je n'aime pas que n'importe qu'elle fille rigole et parle avec lui comme si elle le connaissait bien alors que ça fait seulement trois minutes qu'ils se connaissent. Je n'aime pas cette familiarité qu'ont de plus en plus les gens entre eux et qui est, je trouve, très superficielle. Mais bon, dans l'ensemble on a bien rigolé. J'ai toutefois toujours une impression un peu amère lorsqu'on est en communauté. Il est toujours un peu distant, pas comme d'habitude. Je ne demande pas à ce qu'il soit collé à moi non plus mais quelques marques de tendresse ne me ferait pas de mal. A chaque fois, il passe plus de temps à rigoler avec ses potes qu'avec moi. Enfin, je ne sais pas comment l'expliquer, mais il est différent et ça me déçoit toujours un peu de sa part. Je n'aime pas trop les gens qui change en fonction des personnes en la compagnie desquelles ils se trouvent. Et c'est malheureusement un peu son cas. Je me dis que cela est du à son manque de maturité. Je l'espère en tout cas. J'ai l'impression qu'aux yeux de certains de ses amis, je ne suis que la "copine de" et non pas quelqu'un qu'ils pourraient avoir envie de connaître. C'est une impression bizarre, comme si j'étais à la fois intégrée et rejetée. Je dois surement trop réfléchir mais cela fait un an que j'ai cette impression et je pense que cela ne vient pas que de ma mauvaise habitude de me prendre la tête pour un rien. C'est comme l'autre jour, sur son mur facebook une fille de sa fac à laissé un message en lui souhaitant son anniversaire mais en l'appelant par un surnom. Il n'y a rien de tragique à ça, sauf qu'il me dit tout le temps qu'il ne se fait pas trop trop de lien avec les gens de sa fac. Mais je ne pense pas qu'on donne un surnom à quelqu'un que l'on connaît juste comme ça. Il faut un minimum de complicité, dont je n'ai en tous les cas pas entendu parler. Tout cela n'est qu'une histoire de familiarité. Il est peut être familier avec tout le monde, mais ça je le savais. Je n'aime pas trop cela, moi qui suis si discrète et réservée. Peut être est-ce moi qui ne suis pas assez ouverte aux autres. Mais au moins, je n'ai pas de contacts superficiels autours de moi, que des personnes que je connais bien. Je préfère construire des liens dans le temps que d'avoir des connaissances qui ne sont rien pour moi. J'aurais aimé qu'il soit un peu comme moi et non pas si ordinaire... J'en demande surement trop et c'est surement un peu la rancoeur qui s'exprime. Je ne sais pas trop, mais c'est ce que je pense en tout cas.
Enfin, le résultat...

Cela fait quelques mois que j'attend la lettre m'annonçant mon département d'affectation. Celui où je devais devoir apprendre à vivre, à travailler, à être indépendante. Je savais qu'elle devait arriver d'ici quelques jours. Mais c'est évidemment quand on s'y attend le moins que les choses arrivent. Alors, hier matin, alors que j'avais la tête vraiment à autre chose que cette affectation, ma grand-mère m'a amené mon courrier, croyant que c'était une lettre de la banque. Sauf qu'elle venait de ma future administration. Je n'ai rien dit. Je voulais être tranquille, un peu seule pour décacheter l'enveloppe et lire les quelques mots contenus dans la lettre. Quelques mots qui décideront de mon avenir. Mais la lettre était longue, je savais pas si je devais la lire du début à la fin ou si je devais chercher directement l'information capitale qu'elle contenait. Il faut croire qu'ils ont décidé pour moi puisque la réponse était en gras en haut de la lettre : les Bouches-du-Rhône. Mon deuxième choix, le département que je n'espérais plus mais que je souhaitait tant. Je n'ai même pas sauté de joie parce que je n'y croyais pas vraiment. Je l'ai juste dit à ma mère qui, elle par contre, a plus que sauter de joie, se précipitant sur le téléphone pour prévenir tout le monde. Plein d'idées se sont bousculées dans ma tête. J'allais rester au soleil. Pas si loin de ma famille. Mon amoureux et moi n'aurons pas à nous séparer autant que ça, puisque c'est le département d'à côté. La pression est retombée. Et ça fait du bien. D'un côté, ce n'est pas génial parce que je plane complètement et que mes révisions me semblent d'un seul coup beaucoup moins importantes... Mais je suis heureuse et c'est tout ce qui compte !



